Le Working Holiday Visa (WHV) ou encore visa de travailleur temporaire a été mis en place entre plusieurs pays européens dont la France, la Suisse et la Belgique et l’Australie début 2004. Cet accord a suscité un important mouvement de jeunes européens vers l’Australie, tous plus motivés les uns que les autres de découvrir le pays des surfeurs et kangourous.
Le WHV a une validité de 12mois et permet à son possesseur de travailler pendant maximum 6 mois consécutifs pour une même société australienne. A la fin des 12 mois, c’est retour case départ, ou bien encore retour maison.
Il y a un moyen de prolonger le bail sur l’île continent, c’est d’exercer un travail manuel pendant au moins 3 mois dans la campagne australienne.
Maintenant, que se passe-t-il pour les jeunes gens qui sont tombés amoureux du pays et qui n’ont pas forcément envie de rentrer en Europe à la fin du voyage.
A l’heure actuelle, ils ont 6 moyens légaux de rester en Australie immédiatement après la fin de leur WHV : l’extension du WHV après avoir travaillé dans la campagne australienne, le visa étudiant, le visa business, le visa de migrant basé sur les connaissances, le sponsor et le visa de touriste.
L’extension du WHV à une seconde année est avantageuse mais à la fin des 24mois, c’est encore une fois retour en France, à moins que …
Le visa étudiant, d’une durée variable permet de rester et travailler jusqu’à 20heures par semaine en Australie mais le côté négatif est que le prix des études est exubérant, de l’ordre de plus de 1200euros par an.
Alors le visa business … pas facile à obtenir si le demandeur n’a pas d’expérience dans la vie active et surtout n’a pas un joli compte en banque bien rempli.
Le visa qui vise à recruter les « grosses têtes », c’est toujours possible mais le demandeur doit se situer dans les branches de travailleurs activement recherchés en Australie … et ce sont plutôt des positions élevées dans la hiérarchie ou bien encore des métiers de l’artisanat où l’Europe excelle (et que l’Australie n’arrive pas à reproduire)
Être sponsorisé par une société locale semble être la solution la plus facile et sécurisante mais pour en arrivé à ce stade, il faut que cette même compagnie prouve que le non australien est capable de faire un travail qu’aucun australien n’est en mesure de faire. C’est la définition exacte de sponsorship mais toute la difficulté est là : convaincre le département de l’immigration que vous êtes plus indispensable à la société qu’un australien de souche.
Le visa de touriste … doit être renouvelé tous les 3mois en sortant puis ré-entrant dans le pays et en plus ce visa ne donne pas le droit de travailler légalement.
Qu’est ce qu’il en est du visa de concubinage … si vous êtes comme moi, un résident permanent dont l’amie n’est pas australienne, la solution du visa de facto est la plus simple à 1 condition : avoir vécu au moins 12mois avec son partenaire, partagé le même toit, factures, vacances, activités etc, etc … Bref vivre comme un mari et femme. Pas toujours évident pour diverses raisons mais c’est la condition sine qua non pour obtenir le visa et éviter de perdre 2500 dollars australien dans l’affaire.
Il y a également le visa de mariage quand le couple a choisi de se marier dans les 9 prochains mois. Dans ce cas-là, le partenaire non australien doit faire la demande à l’extérieur du pays et le couple a ensuite 9mois pour s’unir. Je ne connais pas tous les détails de la procédure mais le challenge est bien là.
Dans tous les cas de figures, il n’est pas du tout évident pour monsieur tout le monde de vivre et travailler en Australie.
Cet immense pays de 20millions d’habitants a besoin de plus de main d’œuvre mais pas à n’importe quel prix, si bien que les nouveaux immigrants sont choisis sur le carreau et peu de place pour les purs amoureux des paysages paradisiaques.
Dans mon cas et celui de Julie, on va se battre afin de permettre à Julie de rester légalement en Australie, tout en ayant le droit de travailler … dur dur mais comme dans tout problème, il y a au moins une solution … A nous de trouver la meilleure d’entre elles.