Si j’ai décidé d’écrire cet essai ce soir (21 novembre), c’est principalement du au fait qu’après mes 3 premiers mois hyper chargés ici à Melbourne, j’ai trouvé le temps de me (re)poser et donc de faire un premier bilan.
Depuis mon arrivée le 26 août dernier, je n’ai fait que courir, stresser, chercher un logement, emménager, déménager pour ré-emménager, acheter une voiture, finaliser mon visa, acquérir les automatismes de mon job, stabiliser mon anglais… Tout cela sans prendre une minute pour souffler ou réellement profiter de la vie Melbournienne. Pourquoi ? Simplement parce que je suis quelqu’un d’hyperactif, qui a voulu plus d’abord régler tous les problèmes (et ce le plus vite possible), avant de profiter du lieu.
Mais aujourd’hui, je me sens enfin prêt à me détendre, déstresser et apprécier tous les plaisirs et avantages de ma situation.
Je n’écris pas non plus ce texte parce que j’ai été ou suis déprimé, seulement je réalise petit à petit qu’éloigner des gens que l’on aime, on ressent les satisfactions mais surtout les soucis avec beaucoup plus d’émotion. C’est dans ces moments là que l’expression « ressentir les émotions à fleur de peau » prend tout son sens.
Avant de me retrouver tout seul à Melbourne, je vivais chez Papa-maman, dans ma ville natale, entouré de toute ma famille, mes amis et surtout ma copine Florence. La vie y était vraiment facile, protégé et pouponné comme jamais. Je ne prenais que peu de risques car l’environnement dans lequel j’évoluais, m’était connu depuis près de 26 ans. Donc très peu de surprises !!
Mon existence n’était pas du tout monotone, elle était rythmée entre mon travail que j’adorais, mes proches, Florence et le sport. Bref, rien à redire, pas à se plaindre.
|